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Petit événement : après 4 saisons de gouvernance savoyarde sous la houlette de Vanessa Vidal, c'est un Pyrénéen pur jus, Yoann Lescoules, qui prend les rênes techniques des équipes alpines du comité régional. Yoann Lescoules est un enfant du pays. Après une carrière de compétiteur stoppée par une blessure à l'âge de 20 ans, il s'est tout naturellement tourné vers l'entraînement. Il est d'ailleurs titulaire d'un brevet d'état 2" degré. Cet hiver, avec le départ de Vanes.­sa Vidal, il accède aux plus hautes responsabilités régionales...

Ça tombe bien, il fourmille d'idées. « On a du bon potentiel au niveau sportif, on a des gamins qui skient bien. Plusieurs stations jouent le jeu et nous laissent des espaces pour qu'on s'entraîne», explique-t-il. Yoann Lescoules souhaite dégager une hiérarchie au niveau des plus jeunes, non pas dans le but d'en faire des babys champions, mais plutôt dans celui de prendre le temps de les développer. Prendre le temps de leur incul­quer des valeurs, une culture d'entraînement et de récupéra­tion avec comme optique leur arrivée en Ul6 ou ils devront performer pour prétendre au niveau supérieur.

« Je pense qu'il y a de très bons entraîneurs dans les stations pyrénéennes, tout le monde bosse bien, mais chaCW1 dans son coin. On va essayer de changer cela et réunir toutes les bonnes volon­tés lors de réunions de coordina­tion technique organisées au comité» détaille-t-il en premier.

Il fonde également de gros espoirs sur la création, dès cette année, d'une section ski à Argelès­Gazost où les gamins sont libérés pour des entraînements tous les mardis après midi. L'idée est d'arriver à regrouper tous les meilleurs skieurs du comité, cela simplifierait les entraînements dans les stations avoisinantes et aussi les déplacements pour les compétitions extérieures, vers les Alpes par exemple. Cela constituerait le premier étage d'accession au haut niveau ; le second sera au niveau interré­gion avec le pôle intercomité de Font Romeu censé regrouper l'élite des skieurs du massif. Dans l'idée, l'étape suivante serait le pôle France à Albertville. En tout cas, au travers de ce maillage, l'objectif est de permet­tre aux meilleurs skieurs d'éclore ici, sans être obligés de s'expatrier très tôt pour réussir, comme a dû le faire Adrien Théaux ou plus récemment Noémie Larrouy. Le circuit tourne pour le moment autour des clubs de massif, mais comme l'explique Yoann, « il serait intéressant de réintéresser les clubs de plaine, de leur proposer un calendrier et un programme de course qui leur permettrait de se déplacer et de frotter aux autres clubs », l'idée étant d'élargir le nombre de pratiquants et donc de chances de dénicher des talents.

 

Pascal BAUDRON - La République des Pyrénées - 24 décembre 2015

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